apprentissage cop prog

 

 

 

Les compétences langagières offrent l’occasion de s’ouvrir sur le monde pour mieux le comprendre, d’être actif en partageant sa vision du monde et ses idées, d’interpréter et d’utiliser l’information. Ces compétences, quoique disciplinaires, sont appelées à devenir de plus en plus transversales.

 

La lecture, l’écriture et la communication orale permettent de transmettre l’information et de communiquer ses apprentissages, peu importe la discipline. Elles ont donc tout intérêt à être enseignées dans le cadre de ces autres disciplines, donc en contexte. Ainsi, plutôt que d’enseigner ce que sont les textes descriptifs dans la période de français, pourquoi ne pas faire lire et demander aux élèves de produire ce type de texte dans le cadre d’une leçon en science, par exemple, en y intégrant les notions de français? De cette manière, les élèves peuvent plus facilement voir l’utilité de leurs apprentissages et faire le transfert dans les différentes matières. De même, l’expression orale peut facilement être travaillée lors d’un cours de mathématiques où les élèves doivent expliquer leur démarche de résolution de problèmes et identifier les stratégies les plus adéquates. Les activités interdisciplinaires, l’apprentissage coopératif et l’apprentissage par projets sont donc à privilégier.

 

l’apprentissage coopératif

Les origines

Un des pionniers de l’apprentissage coopératif est Morton Deutsch qui, dès 1940, s’est intéressé à la dynamique de groupe et aux interactions entre pairs. Vers le début des années 1970, deux Américains, David et Roger Johnson ont élaboré un modèle de structures coopératives en se basant sur les travaux de Deutsch.

Les fondements

Les fondements de l’apprentissage coopératif s’appuient sur les études dans le domaine de la psychologie béhavioriste, sociale, cognitive et humaniste. L’apprentissage coopératif fait partie des approches pédagogiques liées au contexte de la classe. Elle rejoint l’une des convictions pédagogiques selon laquelle l’élève construit son identité et ses connaissances à travers l’interaction et les échanges avec ses pairs et l’environnement. Elle exploite le sentiment d’appartenance en encourageant la collaboration plutôt que la compétition individuelle.

Les principes de base

L’apprentissage coopératif se réalise en formant de petits groupes hétérogènes accomplissant des tâches structurées qui favorisent l’interdépendance. Ses principaux principes touchent :

L’interdépendance positive qui vise l’entraide, le partage des ressources et des talents pour la réalisation d’une tâche ;

La responsabilisation de l’élève ;

Les habiletés sociales ;

La rétroaction sur l’activité.

Les étapes

L’apprentissage coopératif met l’accent sur le travail d’équipe mais propose de structurer les groupes de sorte que les apprentissages soient maximisés et que tous les membres de l’équipe participent équitablement au travail de groupe par :

La formation de groupes hétérogènes

Enseignement et soutien par les pairs

Utilisation des forces de chaque personne

L’établissement de l’interdépendance positive

La tâche est accomplie par tous les membres ou élèves de l’équipe, ou de façon complémentaire

L’établissement de la responsabilité individuelle

Chaque membre ou élève a un rôle précis dans le groupe

Participation égale

L’apprentissage des habiletés sociales

Travail en groupe favorisant le respect des différences

L’objectivation

Retour et rétroaction sur les objectifs d’apprentissage et de coopération

Pour en savoir PLUS

Abrami, P.C. et coll. (1996). L’apprentissage coopératif, théories, méthodes, activités. Montréal : Éditions de la Chenelière.

Howden, J. et Martin, H. (1997). La coopération au fil des jours. Montréal : Chenelière, McGraw-Hill.

Sabourin, M. (2202). Coopérer pour réussir. Montréal : Chenelière, McGraw-Hill.

 

l’apprentissage par projets

 

Les origines

La pédagogie du projet est une approche qui découle du courant d’innovation pédagogique incarné par Jean-Jacques Rousseau, écrivain et philosophe du XVIIIe siècle. C’est à la fin XIXe et au début du XXe siècle, dans les débuts de l’École nouvelle que les premières expériences concrètes concernant la pédagogie du projet apparaissent dans les écoles allemandes, américaines et soviétiques. Au milieu du XXe siècle, des « éducateurs nouveaux » vont rallier la pratique à la théorie relevant de l’approche par projet.

Les fondements

Les fondements de la pédagogie du projet s’appuient sur les études s’intéressant à l’apprentissage qui privilégie l’autonomie et l’activité de l’élève. La mise en évidence actuelle des facteurs d’apprentissage internes à l’élève, au détriment des facteurs externes, s’inscrit dans la grande vague contemporaine des sciences humaines, avantageant ainsi l’élève et ses stratégies pour apprendre. Cette approche sollicite simultanément l’affectif, le cognitif et le social. Elle favorise l’implication des élèves et peut avoir un effet positif sur la motivation.

Les principes de base

La pédagogie du projet comporte de nombreux bénéfices. L’élève a un rôle actif, l’apprentissage devenant une démarche personnelle de l’élève. L’enseignant peut soutenir ce dernier, l’orienter, lui fournir les instruments, mais ne peut apprendre à sa place. L’enseignement tient compte de l’élève et de sa démarche d’apprentissage.

La pédagogie du projet vise une amélioration du « comment faire » pour amener les élèves à utiliser au maximum leur potentiel, les faire participer le plus possible à leur apprentissage.

Cette approche ne bannit pas pour autant les savoirs. Elle suppose des phases de décontextualisation pour un apprentissage spécifique.

Les étapes

Le projet peut s’intégrer à une matière ou être créé par un problème, par un thème ou par un intérêt. Il peut s’échelonner sur une ou eux journées ou semaines selon l’ampleur du contenu et les objectifs qui y sont poursuivis. En fait, c’est l’enseignant qui détermine au préalable les balises du projet : sa durée, les éléments non négociables, le calendrier, etc. Même si certains aspects sont susceptibles d’être dirigés, les élèves sont appelés à faire un certain nombre de choix car ils doivent sentir que c’est « leur projet » et qu’ils ont un rôle important à jouer pour la réalisation.

Pour en savoir PLUS

Caron, J. (1994). Quand revient septembre…Guide sur la gestion de classe participative. Volume 2. Les Éditions de la Chenelière. Montréal.

Francoeur, Bellavance, S. (1997). La travail en projet : une stratégie pédagogique transdisciplinaire. Longueuil : Integra.

Arpin, L et Capra, L. (2001). L’apprentissage par projets. Montréal : Chenelière, McGraw-Hill

 

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